Making of : Sweet Mary Jane

C’est un petit coup de cœur que je vous propose de découvrir, surtout que son créateur, Adam Ross n’est pas avare en informations utiles !

Cette sculpture intitulée Sweet Mary Jane a été produite en tant que figurine (et je suis pour la petite histoire un grand collectionneur) pour l’artiste Mark Brooks de chez Marvel, pour le dernier Comic Con.

Voici donc un petit making of de cette figurine et un grand merci à Adam pour m’avoir envoyé beaucoup de photos et fournit des explications très intéressantes que je vais vous transmettre ici.

Adam a dont créé cette figurine pour le ComiCon aux US et n’a eu que deux mois pour la réaliser sur son temps libre, y compris la phase de production en impression 3D. Pour accélérer le processus, il s’est basé sur une librairie de modèle de base qu’il s’était fait au préalable.
Ci-dessous, la version basse définition et haute définition. A ce niveau, peut d’attention a été porté à la précision de la musculature, la pose n’étant pas encore faite.

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En complément de Jane, on peut trouver un mini Venom. Comme l’indique Adam, il garde toujours en tête l’importance entre la précision du modèle, le temps disponible et le type d’imprimante 3D, pour la création de ses modèles. tous ces facteurs vont influencer sur la précision de sa modélisation.

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Avec l’aide de Transpose, Adam a donné la pose finale à la figurine et a rajouté les différents accessoires. Ceux-ci sont intégrés en tant que Subtools.

Il est important de penser à ce niveau la, au futur processus de fabrication. L’impression 3D ne se réalise pas aussi simplement qu’une impression 2D. Deux choix sont possible : découper le modèle dès le début en différentes pièces pour faciliter la fabrication (exemple, couper les bras) ainsi que tous les accessoires, ou bien faire les découpes une fois le modèle terminé. Adam préfère opter pour la seconde méthode lui permettant de se focaliser sur la forme et non se contraindre à cause des problèmes liés aux découpes.
Par contre, quand il a un doute, il suit toujours une rêgle simple : « Ce dont tu n’es pas complètement sûr, fais en une pièce à part »

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Et voici la sculpture finale, avant transformation pour l’impression 3D. Vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en grand et apprécier la finition de la sculpture.

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Il est temps de passer au processus de préparation pour la production. C’est peut être l’étape qui vous intéressera le plus, surtout si vous souhaitez imprimer vos propres créations vu que les prix ont grandement chuté récemment.

Pour minimiser les couts de fabrication et faciliter la production de masse, il est quasi obligatoire de découper son modèle en plusieurs morceaux. Plus le volume globale de la boite englobante du modèle sera important, plus le prix et le temps d’impression sera élevé. La découpe sert aussi à permettre l’insertion d’accessoire imprimés à part une fois l’impression terminée, comme par exemple une jupe, une ceinture, etc.

Sur la capture ci-dessous, on peut voir la figurine importée dans Autodesk Maya, où des formes de découpe (en rouge), on été créées et positionnées. Notez bien que leur position est décisive : il est important de positionner ces découpes à des endroits où elles ne se verront pas une fois l’assemblage effectué : au niveau des bas, sous le soutien-gorge, etc.
A droite, les découpes réalisées dans Magics. Notez les ergots facilitant l’assemblage, avec la partie mâle et l’autre femelle. (Note : attention à avoir un logiciel qui permet de faire des opérations booléennes avec des modèles ayant plusieurs milliers/millions de polygones !)

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L’impression est réalisée à l’aide d’une imprimante InVision XT de 3DSystems, d’une résolution de 324 par 328 par 606 dpi (respectivement en X, Y et Z).

Avant d’envoyer votre modèle à l’impression, il y a plusieurs critères à prendre en considération, qui peuvent être problématiques :

  • Le STL n’accepte que les triangles et les formes doivent être étanches.
  • Convertir un fichier ZBrush en STL peut être problématique, car bon nombre de logiciels ont du mal à lire un fichier OBJ de plusieurs millions de polygones.
  • Il faut faire très attention à l’orientation des normales des polygones : une normale inversée est égal à un trou et une surface aux normales inversée imbriquée dans une autre peut donnée à l’impression une découpe (style opération booléenne)
  • Cela ne sert à rien d’exporter un modèle 3D dont la définition est plus important que celle de l’impression. (Note : un imprimeur 3D m’a dit que bien souvent, on pouvait supprimer 1 voir deux niveaux de lissage – 16 fois moins de polygones – sauf en cas de déformation extrême)

Notez sous le sein gauche de Mary un peu de Clay (Note: surement de la SuperSculpay ou Plastiline) qu’Adam à appliqué : certaines fois, il y a des petites modifications à faire entre la forme 3D « virtuelle » et le réel.

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Et pour terminer ce making of, plusieurs photos de la figurine, peinte avec talent par Kate Sapene. Consultez le sujet de Poboyross sur ZBrushcentral pour un complément d’information et/ou poser vos questions directement à Adam.

Un grand merci à Adam Ross pour les échanges très intéressant que nous avons eu ensemble !
n’hésitez pas à poster vos commentaires ou remarques sur le processus de fabrication. Ce making of ne couvre bien évidement pas toutes les subtilités de l’impression 3D, et encore moins de la phase de sculpture !

4 commentaires à “Making of : Sweet Mary Jane”


  1. 1 MaX boX

    Super intéressant et j’aime beaucoup cette figurine; surtout le petit Venom. Je ne connais pas trop le procédé d’impression 3D mais ce making of donne envie de si intéressé.Merci.

  2. 2 Sp@Rky

    Super impressionnant, j’avais déjà entendu parler et vu des impressions 3D, celle-ci est superbe!

    Moi aussi je veux une imprimante 3D…

    En passant, le making of est assez bien fourni, merci beaucoup!

  3. 3 BlackHarmo

    Making of des plus interessant en effet, moults mercis !

    En revanche, parenthèse sur le choix de l’artiste quant au style très « bodybuildé » ,j’avoue etre plutot surpris : je n’aurais jamais cru que MJ fréquentait à ce point les salles de sport, MJ 2009 : championne de fitness, wwhhyyyy not.

  4. 4 Thomas

    Effectivement, c’est une vision des choses, mais c’est là que la 3D est une super chose : libre à nous d’interpréter ce qu’on aime, comme on aime, avec une grande liberté créative !
    C’est aussi pour ça que j’adore ZBrush !

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